" 20% de bio dans les cantines publiques, 6% des
surfaces en bio " : les objectifs du Grenelle étaient ambitieux. Mais alors que
la première loi Grenelle a permis de doubler le crédit d'impôt, la loi Grenelle
2 n'apporte finalement pas grand-chose.
En effet, la loi Grenelle 2 ne fait que donner
la priorité à l'attribution d'une nouvelle superficie équivalente de terrains
certifiés en agriculture biologique et prévoit le paiement d'une soulte (mis à
la charge du département) lorsqu'il y a lieu d'indemniser les propriétaires
exploitants qui, en contrepartie de parcelles d'apport certifiées en agriculture
biologique reçoivent des parcelles en agriculture conventionnelle ou en
conversion ou qui, en contrepartie d'apport de parcelles en conversion,
reçoivent des parcelles en agriculture conventionnelle ou à un stade de
conversion différent.
Au final, l'influence du Grenelle de
l'environnement peut même être contreproductive. Si elle a eu le mérite d'aider
les producteurs bio en mettant en place des aides incitatives, la demande a
explosé notamment pour les cantines. Les producteurs bio n'ont pu s'adapter à
une demande aussi rapide et du coup, on arrive aujourd'hui à des situations
complètement paradoxales. Les importations à bas coûts ont fait leur place et il
devient difficile de reconquérir les débouchés. Résultat l'échec est assuré.
Ne serait-il pas plus pertinent de continuer à
inciter fortement la production biologique notamment en pérennisant le crédit
d'impôt au regard des difficultés que connaissent actuellement nos
agriculteurs ?