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C rise du lait Rencontre sous
tension
Plus de trente heures de blocage, les
tanks à lait qui débordent, Alain Marty a senti la tension sur le terrain et a
décidé de rencontrer les agriculteurs jeudi 28 mai à Richeval sur l’exploitation
de Laurent Jacquot.

En pleine crise laitière dont l ’Etat
, avec les actions de la Dgccrf, et les industriels du lait ne
sont pas étrangers, Alain Marty, député de la circonscription
de Sarrebourg et Bernard Batho, président des fromageries de
Blâmont, se sont déplacés sur l’exploitation de Laurent
Jacquot afin d’y rencontrer des représentants du monde
agricole. Le député est conscient de la situation
catastrophique que connaît l ’agriculture, notamment en ce
moment pour la production laitière. Il a rencontré, avec
d’autres parlementaires , François Fillon et Michel Barnier,
afin de leur faire remonter la pression régnant sur le
terrain, tout en sachant que des échéances électorales
approchent, ils attendent un signe fort du ministère. Bernard
Batho, de son côté, met en avant la baisse de consommation
mais aussi la surproduction nationale comme facteur
défavorable. «Il faudrait diminuer les quotas et
non pas les augmenter de 1 à 2 % par an»
explique Julien Rechenmann, responsable de la
section lait des Jeunes Agriculteurs de Moselle. Alain Marty
prône «un prix fixe à l’année qui pourrait
être maintenu par une variation des quantités à
produire», une sorte de réajustement des quotas à la
baisse plus favorable à un prix raisonnable. Gilles Becker,
secrétaire général de la Fdsea explique quant à lui que
«c’est déjà difficile de parler de
cette crise mais encore bien plus de la vivre. Un blocage
départemental de la collecte coûte cher aux producteurs et
c’est toujours très difficile de jeter sa production, même
avec un prix aussi bas. Avec des trésoreries très tendues,
chaque paye de lait est nécessaire et un blocage sur le long
terme pourrait pénaliser beaucoup de producteurs
». C’est dans ce sens qu’après cette
rencontre et 36 heures de blocage, les camions de collecte ont
repris leurs tournées afin de vider les tanks mosellans
débordant. Cette reprise du ramassage tant attendu par les
producteurs n’occulte en rien la situation toujours aussi
tendue entre laitiers et industriels alors qu’aucun accord
n’était signé à l’issue de la réunion qui se tenait ce même
jour à Paris. Yannick
Derhille |
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