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Sécurité au travail : les obligations de
l’employeur
Les dispositions concernant la protection des
travailleurs de l’agriculture contre les risques professionnels sont codifiées
dans le code du travail et dans le code rural. Les règles ne datent pas
d’aujourd'hui, mais elles sont souvent mal connues des agriculteurs employeurs
de main-d’oeuvre agricole.
L'employeur doit respecter les principes généraux de
prévention des risques professionnels. Le code du travail prévoit que
l’employeur est responsable de l’évaluation des risques et des actions de
prévention qui en découlent. Il lui revient de mettre en place les moyens les
plus adaptés pour répondre à son obligation de sécurité. Pour sa part, tout
salarié est tenu de respecter les instructions données par l’employeur. Il doit,
conformément à ces instructions, prendre soin de sa santé et de sa sécurité
ainsi que de celle de ses collègues. Lorsque l’Inspection du travail réalise un
contrôle, le compterendu est parfois impressionnant. Document incontournable
pour un employeur : le document unique d’évaluation des
risques.
Evaluation des
risques
Pour matérialiser cette obligation de prévention, l’employeur doit
tenir certains documents. Tout d’abord, le document unique d’évaluation des
risques est indispensable. L’employeur fait le tour de son exploitation et
réalise un diagnostic complet des facteurs de risques auxquels sont exposés les
salariés. Il consigne le résultat de cette évaluation dans le fameux
«document unique d’évaluation des risques». à partir des risques relevés sur l’exploitation,
l’employeur doit envisager des mesures préventives pour limiter ces risques :
par exemple, l’aménagement d’une barrière à tel endroit. Il peut également
envisager des mesures de formation, d’information ou d’organisation du travail.
Aucun formalisme particulier n’est requis. La Msa peut vous aider pour réaliser
votre document d’évaluation des risques. L’employeur doit mettre à jour ce
document à chaque fois que les conditions de travail sont modifiées : par
exemple, quand l’aménagement de la barrière a été réalisé, ou encore quand il a
revendu un matériel, ou alors quand une nouvelle machine entre sur
l’exploitation. Bien sûr, ce document doit être mis à la disposition des
salariés, mais aussi de l’agent de prévention de la Msa ou de l’Inspecteur du
travail. Oublier de faire un document d’évaluation ou ne pas le mettre à jour
peut coûter cher en cas de contrôle. En effet, la non tenue du document unique,
ou l’absence de mise à jour, sont passibles d’une amende d’un montant de 1.500
euros. Alors, ça vaut la peine de se pencher à nouveau sur ce
document…
Le registre des contrôles de
sécurité
Le registre des contrôles techniques de sécurité est un répertoire
qui recense les attestations, les consignes, les résultats et les rapports
relatifs aux vérifications et contrôles auxquels est soumis l’employeur. Tous
ces documents doivent être datés, et mentionner l’identité de la personne ou de
l’organisme chargé du contrôle. Exemples : Installation
électrique : l’employeur doit faire
vérifier, une fois par an, son installation électrique. Ce délai peut être porté
à deux ans en cas d’absence d’observations dans le rapport précédent ou si les
travaux demandés ont été réalisés intégralement. Il faut alors informer
l’inspection du travail, par lettre recommandée, des travaux réalisés. Ces
vérifications doivent être réalisées par des techniciens qualifiés, et doivent
faire l’objet d’un rapport détaillé. Les points qui ne satisfont pas à la
réglementation en vigueur doivent être clairement identifiés.
Chargeurs frontaux et chariots
téléscopiques : les
chargeurs frontaux et chariots téléscopiques doivent être vérifiés
périodiquement, tous les douze mois. Toutes les opérations de maintenance
doivent être mentionnées dans un «carnet de maintenance». Il faut y inscrire
toutes les opérations d’inspection, d’entretien, de réparation, de remplacement
ou de modification de pièces. Pour chaque opération, il faut indiquer : la
date des travaux ; les noms des personnes, et le cas échant, des entreprises
mandatées ; la nature e l’opération ; la périodicité s’il s’agit d’une opération
périodique ; les références des pièces de rechange… L’Inspection du travail a d’ailleurs précisé que
la vérification peut être réalisée par une personne qualifiée, appartenant ou
non à l’entreprise. Concrètement, vous devez préciser qui change les dents du
matériel, quand le remplacement a lieu, le numéro des pièces de rechange… Il ne
suffit pas de se dire qu’on recherchera la facture du fournisseur quand
l’inspecteur sera dans la cour de ferme...
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