|
Contacter le Webmaster : abrange@fdsea57.fr
METEO METZ
|
 |
 |
Recourir au
contrat à durée determinée : Un
choix judicieux en terme d’exonérations
La loi d'orientation agricole du 5 janvier
2006 prévoit des dispositifs d'exonération des cotisations patronales afin
d'inciter le recours au contrat à durée indéterminée par les exploitants, chefs
d'entreprise ou membres de groupement d'employeurs agricoles. Tour d'horizon de
ces incitations financières pilotées par la Msa qui ont pour objet de pérenniser
l'emploi en agriculture.
Face au développement de
l'emploi salarié agricole, les exploitants ont souvent recours en premier
lieu à des contrats à durée déterminée, afin de : - répondre à un accroissement
temporaire d'activité, - remplacer un salarié absent - ou pourvoir leur
besoin en main d'oeuvre dans le cadre d'une activité saisonnière. Afin de rendre plus attractif l'emploi agricole,
d'assurer une certaine stabilité
des parcours en incitant les exploitants
à collaborer fructueusement sur la durée avec un personnel de confiance,
le législateur a choisi de donner un coup de pouce à ceux qui auront
recours dès l'embauche au CDI, notamment sous la forme d'un CNE, ou qui
choisiront de transformer des CDD
longs en emplois permanents, avant la date
butoir du 31 décembre 2008. Tout employeur de main d'oeuvre du secteur
agricole ou groupement d'employeurs composé
en majorité d'adhérents dont l'activité principale
relève
du secteur agricole a vocation à
proposer à son salarié sous
CDD,
la transformation de son contrat en CDI. Dès lors que l'emploi en
CDD est occupé depuis au moins 120 jours consécutifs ou non au
cours des 24 derniers mois, l'exploitant bénéficiera d'une exonération totale des
cotisations patronales ASA (maladie, maternité, invalidité, décès, veuvage, et
vieillesse), AT et AF pour chaque salarié
pendant 100 jours de travail effectif par
période de 12 mois, ceci au maximum pendant deux ans. L'exonération est
plafonnée à un montant égal au produit de 1,5 fois le SMIC par le nombre
journalier moyen d'heures rémunérées
au cours des 100 jours. La demande,
adressée par écrit à la MSA notamment lors de la déclaration trimestrielle des salaires suivant la
transformation, ne sera acceptée que si aucun licenciement pour motif économique n'a eu
lieu dans l'entreprise au cours des douze derniers mois. S'agissant d'une
embauche directe en CDI, ce sont les groupements d'employeurs composés exclusivement de personnes physiques et/ou de
sociétés civiles agricoles du secteur production qui sont visés par les textes.
Un groupement qui souhaite embaucher un salarié affecté à une
activité de production agricole sous CDI
ou CNE
avant le 31 décembre 2008 sera totalement
exonéré des cotisations patronales précitées, pour chaque salarié, pendant 119
jours de travail effectif par période de 12 mois et dans la limite
de deux ans à compter de l'embauche. Le plafonnement équivaut au produit entre 1,5 fois
le SMIC et la moyenne des heures journalières rémunérées pendant l'année
civile. La
demande est à formuler par écrit à la MSA lors de la Déclaration préalable
à l'embauche mais est exclusive de l'application des taux réduits profitant au
groupement dans le cadre de la mesure «travailleurs
occasionnels». Ces mesures, limitées dans le temps sur une même période de 12 mois, peuvent se
cumuler, en dehors des périodes d'exonération, avec l'allègement des charges
patronales sur les bas salaires appelé
«allègement Fillon».
La bonne
nouvelle en l'espèce est que la Loi de finances pour 2007 a prévu des
dispositions plus favorables concernant les très petites entreprises. En effet,
celles qui comptent entre 1 et 19 salariés bénéficieront dès le 1er juillet
2007, d'une majoration de l'allègement Fillon sur les cotisations
patronales. Un coefficient maximal rehaussé, équivalant à un taux
d'exonération de 28,1% au niveau du SMIC, s'appliquera désormais de plein
droit. Strictement réglementés, ces mécanismes
d'exonérations apparaissent toutefois intéressants d'un point de vue
financier mais pas seulement, puisqu'ils obéissent en fait à une logique
«gagnant-gagnant » en garantissant au salarié agricole un emploi permanent et
donc plus de stabilité.
|
|