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La déduction
possibledes intérêts
d'emprunt
Actuellement, seuls 56 % des
ménages français sont propriétaires de leur
résidence principale alors que la moyenne
européenne s'élève à 75 %. Aussi, pour aider les personnes qui acquièrent leur résidence principale à financer
cet investissement, un avantage fiscal a été
mis en place : il s'agit d'un crédit d'impôt
qui porte sur une partie des intérêts d'emprunt supportés pour l'acquisition ou la construction de l'habitation principale.
C e nouvel avantage fiscal
s'ajoute à l'actuel dispositif de
prêt à taux zéro. Ce crédit d'impôt bénéficie également aux ménages non imposables
à
l'impôt sur le revenu qui
pourront recevoir un "chèque de la part des impôts". Le dispositif porte sur
les intérêts payés au titre des cinq premières années de
remboursement du prêt immobilier.
Bénéficiaires du crédit
d'impôt
L'avantage
fiscal est réservé aux contribuables qui
acquièrent un logement affecté à leur
habitation principale. Les logements
donnés en location sont donc exclus du dispositif. Contrairement au prêt
à taux zéro qui était, lui, réservé aux primoaccédants, il peut s'agir d'une première acquisition
ou non. Il suffit que le logement soit
affecté à l'habitation principale du contribuable. Il peut s'agir indifféremment d'un logement
acquis neuf, ou en l'état futur d'achèvement, d'un logement
ancien, à
rénover ou non ou d'un logement
à
construire.
Des plafonds de déductibilité
La base du cr édit d'impôt est constituée des intérêts payés au titre des cinq
premières annuités de remboursement du
prêt. Le crédit d'impôt est égal à 20 % du montant des
intérêts d'emprunt payés chaque année. Ce taux est porté à
40% uniquement pour la
première
année de remboursement. La majorité des acquisitions a lieu en cours
d'année : ainsi l'annuité de remboursement ne correspond pas forcément à l'année civile.
Concrètement, le taux de 40% concerne les douze premières mensualités du prêt. Mais attention, des
plafonds de déductibilité ont été fixés. Le montant des intérêts éligibles au crédit d'impôt ne peut pas excéder, au titre de chaque
année d'imposition, la somme de : - 3.750
€ pour une personne célibataire, veuve ou
divorcée, - 7.500 € pour un couple soumis
à
imposition
commune, - somme pouvant
être majorée de 500
€
par personne à
charge
du foyer fiscal. Cette majoration
de 500 € est
divisée par deux lorsqu'il s'agit d'un enfant réputé à charge égale de l'un et l'autre de ses parents. - Ces seuils sont
doublés si la personne est reconnue handicapée. Les frais d'emprunts et les
cotisations d'assurances
contractés en vue de garantir le remboursement des
prêts ne sont pas pris en compte dans le calcul du crédit d'impôt. En revanche, les
"frais de notaire"
dans le
langage courant, ouvrent bien droit
à
crédit d'impôt. L'annuité est généralement constituée d'une
partie relative aux
intérêts et d'une autre partie correspondant à
la part de capital
qui est remboursée. Bien entendu, c'est
uniquement la partie relative aux
intérêts qui sert de base au
calcul du crédit d'impôt. Le point de
départ de la première annuité s'entend de la mise
à
disposition des
fonds par la banque et non la date de
conclusion du prêt. Ainsi, un contribuable qui a souscrit un prêt en
octobre 2007 pour lequel la
première échéance intervient au 1er décembre 2007 pourra bénéficier du
crédit d'impôt en 2007-08-09-10-11-12.
Pour 2007, il n'y aura qu'un mois qui sera
concerné
puisque seule
l'échéance de décembre sera remboursée en 2007. Pour 2012,
seuls les intérêts versés pendant les
onze premiers mois pourront ouvrir droit
au crédit
d'impôt.
Seules les acquisitions postérieures au 6 mai 2007sont concernées
L'avantage fiscal ne s'applique
qu'aux acquisitions r éalisées après le 6 mai
2007, puisque le caractère rétroactif avait été censuré
par le
Conseil Constitutionnel en
août dernier. Le crédit d'impôt est imputé sur l'impôt sur le
revenu. Dans le cas où le crédit d'impôt excède l'impôt dû par le contribuable, la différence est
restituée. Et, une fois n'est pas coutume, c'est le contribuable qui reçoit un chèque de la part du
Trésor Public
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