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Si la pluie perturbe les moissons, elle est aussi susceptible d’avoir des conséquences tout aussi néfastes sur la perception de la gravité de la situation fourragère. Les médias ont tous emboîté le pas de quelques élus bien scrupuleux des finances publiques. Sitôt le passage de quelques ondées, les titres des médias pleuvent : plus de peur que de mal, la situation des éleveurs s’améliore, j’en passe et des meilleurs. Non, il faut le dire haut et fort, le désastre de l’épisode de sécheresse de ce printemps ne s’effacera pas d’un coup de baguette magique. Ce qui n’a pas été engrangé avec les récoltes de foin manquera inévitablement pour assurer l’affouragement des troupeaux cet hiver. Et si les maïs implantés les plus précocement profitent de la pluie, ils sont très loin de représenter toute la sole de cette base essentielle du bilan fourrager des élevages mosellans. Le mal est profond. Nous devons en plus faire le constat que l’Etat de plus en plus impécunieux, aurait tendance à fuir ses responsabilités. L’adage dit qu’un malheur ne vient jamais seul. Il se vérifie encore une fois. L’organisation des opérations de solidarité autour de l’approvisionnement en pailles et fourrages donne du fil à retordre à la profession. Certes, nombre d’acteurs font preuve, sinon de solidarité, mais au moins d’écoute attentive. Ce n’est pas suffisant. Le plus grand nombre de difficultés restant à surmonter concerne le transport de la paille depuis les départements en excédent. Devant cette situation, tant en terme de communication que sur un plan simplement logistique, les élus cantonaux viennent de prendre la décision d’organiser une opération syndicale de transport de paille depuis la Marne vers la Moselle. Entre semis de colza et ensilages de maïs, un convoi de tracteurs en plateau procèdera à un aller retour chez nos amis de la Marne. Je compte sur votre mobilisation. Les modalités de cette action syndicale sont disponibles auprès de vos élus cantonaux.
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