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La
pénurie de fourrages qui frappe la France entière et notre département ne
se résoudra pas uniquement par la prière mais par l’action.
Il faut d’abord
balayer tous les grains de sable qui peuvent enrayer la solidarité qui se
met en place entre les productions et les régions. Quelles sont nos
demandes aujourd’hui
? La première réunion du comité sécheresse qui a eu lieu en préfecture
donne un aperçu de nos démarches quotidiennes. Nous demandons à la
préfecture d’autoriser
le transport de fourrages les week-end et de débloquer des axes routiers
indispensables à la réalisation de l’opération
paille que nous organisons dans le département. Mais la paille reste une
denrée rare. La totalité de la production mosellane de cette année ne
couvrira pas les besoins courants de notre cheptel. Avec la meilleure
volonté, les achats à d’autres
départements seront insuffisants. Nous devons d’abord
compter avec nos propres ressources. Les cultures intermédiaires nous
ouvrent un véritable potentiel d’approvisionnement
pour cet automne. Mais là encore, les pouvoirs publics doivent être
réactifs. Nous ne pourrons pas accepter des limites réglementaires
incompatibles avec l’urgence
de la situation. Toute la souplesse nécessaire doit être donnée pour
pouvoir produire dans de bonnes conditions les cultures dérobées en zones
vulnérables. Les cultures d’automne
doivent être reconnues et non plus ignorées. Pendant que l’administration
réfléchit, la profession agit. Nous organisons et nous allons réussir le
pari des cultures intermédiaires. Nous pouvons compter sur la logistique
de nos coopératives. Il faut rendre accessibles toutes les ressources
possibles en semences. Nous devons aussi compter sur nos céréaliers. Ils
vont mettre en place des cultures intermédiaires. Les contrats type
proposés par la Fdsea,
permettent de le faire en toute équité et transparence. Les armes sont là.
A vous d’agir. |