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C ontractualisation Ne rien signer dans
l’immédiat
Avec l’approche de l’échéance du
1 er avril, les acheteurs de lait privés vont faire
parvenir très prochainement aux producteurs leurs propositions de contrat. Les producteurs n’ont aucune obligation
d’accepter le projet proposé. Ils doivent au contraire
signifier à l’entreprise leur intention d’engager des
négociations collectives. La Fnpl vous propose
un courrier type pour cette première
démarche. |
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Pour la Fnpl, si on ne se prépare pas à la
formalisation de la relation contractuelle, on prend
le risque que les contrats s’écrivent de manière unilatérale au sein des
entreprises. La mise en oeuvre de contrats écrits à compter du
1er avril 2011, ne doit pas être subie par les
producteurs de lait, ce qui pourrait revenir à une forme d’intégration négative
telle que certains secteurs agricoles l’ont connue, mais elle doit être discutée
et négociée avec les producteurs, de manière à établir une relation commerciale
plus équilibrée et de permettre une relation gagnantegagnante entre producteurs
et industriels. Les acheteurs de lait privés ont l’obligation de présenter une
proposition écrite de contrat aux éleveurs avant le 1er avril 2011, sous
peine d’amende administrative mais pas l’obligation de faire signer un contrat.
Les recommandés vont donc inévitablement arriver sur les exploitations dans les
prochains jours. Pour les coopératives, ce délai est porté au
1er juillet 2011, via des modifications qui seront
apportées aux statuts ou au règlement intérieur.
Aucun contrat n’est validé par
la Fnpl
En cas de proposition d’un contrat par une entreprise, la première
règle est de demander conseil auprès de sa Fédération départementale ou
régionale. Des échanges ont eu lieu entre les services juridiques des
entreprises et la Fnpl ces dernières semaines sur les contrats type que comptent
diffuser les entreprises. «Sur tous les
documents examinés, qui varient entre vingt et quarante pages, nous avons
détecté des points importants sur lesquels nous attendons des modifications de
la part des entreprises» explique Etienne
Fabrègue, juriste à la Fnpl. Si les entreprises peuvent se prévaloir d’avoir
montré leur contrat à la Fnpl, ils ne peuvent en aucun cas invoquer une
validation de la part du syndicalisme. «Notre consigne n’a
pas changé avec ces rencontres. Nous appelons les éleveurs à ne rien signer dans
l’immédiat» insiste le juriste. «N’oubliez jamais que
la proposition qui vous est faite par l’acheteur sera en général plutôt rédigée
à son avantage. Le premier réflexe est par conséquent de prendre conseil auprès
des organismes susceptibles de vous aider dans cette démarche. En tout état de
cause, le contrat n’est valide qu’à partir du moment où la volonté des
contractants se rencontre. Vous pouvez donc bien évidemment négocier, de
préférence regroupés pour peser plus dans cette
négociation».
Un courrier pour
répondre
La signature des contrats relève d’une procédure juridique
peu familière des producteurs. Il est essentiel dans ce cadre de respecter un
minimum de formalisme pour garantir ses intérêts. Il est donc déconseillé de
laisser l’entreprise sans réponse sur sa proposition. La Fnpl appelle les
producteurs à signifier par écrit à l’acheteur, l’ouverture de la phase de
négociation et, en attendant sa conclusion, le maintien sur des bases identiques
de la relation commerciale actuelle. Ce courrier (modèle ci-contre) est a
envoyer en recommandé avec accusé de réception. |
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