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Plus les jours passent et plus les conséquences du manque de pluviométrie et des records de températures s’aggravent. L’état des cultures et le résultat des premiers chantiers de récolte de fourrages permettent d’affirmer que
nous sommes en situation de crise.
Dans ce contexte de sécheresse, la FDSEA a pris l'initiative de
mobiliser les cantons sur une vaste opération d’évaluation de la situation et de recensement des besoins (mais aussi de l’offre potentiellement disponible) en pailles et fourrages.
Dans le même sens, nous avons invité plisieurs OPA plisieurs
OPA à participer aux travaux d’un comité d’expertise
sécheresse chargé de produire un barème départemental de prix des pailles et fourrages et une règle de calculs d’échanges paille – fumier.
Le groupe a aussi pour mission de travailler sur la faisabilité des solutions de nouvelles sources de fourrages (intercultures, sursemis, ensilage de céréales immatures…). Vous retrouverez le contenu de leurs travaux dans les pages de La Moselle Agricole.
Dans cette année difficile pour tous, il est essentiel de faire une nouvelle fois la démonstration de la capacité
de la profession à s’organiser en tenant compte des réalités qui s’imposent. Il n’est pas question d’ignorer la réalité des marchés. Cependant, il faut être collectivement convaincu que notre mobilisation, intégrant plusieurs formes de
solidarité (paille, échanges paillefumier, mise à disposition de surface d’intercultures, ...) sera pour tous et de tout point de vue le premier levier d’une sortie de crise la moins dévastatrice possible.
Nous ne pouvons en effet ignorer les propos du Chef de l’Etat lors de ses voeux au monde rural. Il a ainsi laissé planer le doute d’une deuxième couche pour le bilan de santé de la PAC sous couvet de trop
forts déséquilibres entre
productions. |