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Encore des combats à mener
Dans un contexte de forte volatilité des
matières premières agricoles, les médias se sont empressés de relayer le
résultat des négociations sur le prix du lait. Mais le plus important dans la
sortie de ce bras de fer, c’est d’avoir ramené les transformateurs à leurs
engagements. La dernière réunion interprofessionnelle a donc abouti à une hausse
de 31 euros la tonne pour les six mois du deuxième semestre 2010. Reste
encore, que certains producteurs du département ne seront pas logés à la même
enseigne. Là aussi il faudra faire nos comptes. Ce sont donc 4 millions
d’euros qui viendront compléter les payes de lait de la Ferme Moselle. Mais,
plus que le niveau de rémunération de l’éleveur, qui, en longue période est
comparable de chaque côté du Rhin, ce sont les diffférences de fixation du prix
à la production qui plombent les producteurs allemands comme français.
Ponctuellement, les écarts existent. Ils sont parfois d’une amplitude très
forte, plusieurs dizaines d’euros la tonne. Cet avantage compétitif ponctuel
et réversible, permet donc aux industriels d’aller prendre des parts de marché
de l’autre côté de la frontière. Mais dans ces allers-retours où les acteurs de
la transformation se tirent la bourre, au final, ce sont toujours les
producteurs qui règlent l’ardoise. Avec l’introduction d’un indicateur de
compétitivité en 2011, l’interprofession vise à limiter l’écart de prix entre
deux poids lourds de la production laitière européenne. Mais cette avancée remet
sur le devant de la scène la nécessité de regarder dans le détail la structure
des coûts de production en Allemagne. Le gouvernement ne pourra ainsi ignorer
la fiscalité moins lourde, notamment les charges salariales, les programmes
d’encouragement à l’investissement ou encore les écarts de compétitivités
résultant d’une réglementation environnementale plus exigeante en
France.
Gilles Becker,Secrétaire
général de la F dsea |
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