FNSEA
Xavier Beulin accède à la présidence
Réuni le 16
décembre à Paris, le Conseil d’administration de la FNSEA a porté à la
présidence Xavier Beulin, producteur de céréales et d’oléagineux dans le Loiret
pour remplacer Jean-Michel Lemetayer qui a décidé de passer la main avant le
terme de son mandat.
Entre le producteur de céréales et
d’oléagineux du Loiret et le producteur de lait aveyronnais,
la FNSEA a choisi. Xavier Beulin, jusqu’à présent premier
vice-président, a été élu. C’est la première fois dans les annales de la FNSEA
que deux candidats briguent les suffrages des administrateurs.
Traditionnellement, l’élection se faisait à partir d’un consensus sur une
personnalité.
Rien ne distinguait sur le fond les
deux candidats. Mais ils ont un profil très différent. Xavier Beulin, 52 ans,
est un producteur de grandes cultures, brillant, très à l’aise sur les dossiers
économiques et internationaux. Dans le bureau il avait d’ailleurs en charge le
suivi des négociations de l’OMC et la responsabilité du Comité de coordination
des associations spécialisées. Il y a quelques jours dans un courrier qu’il a
adressé aux administrateurs, à la veille de l’élection, il avait dévoilé le fond
de sa pensée : la priorité à l’économie. Il y indiquait notamment qu’il
importait pour les agriculteurs de « gagner en compétitivité, de
reconquérir la juste part de valeur ajoutée, de favoriser l’investissement et la
modernisation de nos exploitations » face à l’ouverture des marchés.
Avant d’insister sur la nécessité de « travailler au renforcement de la
modernisation du rôle, de la fonction et tout simplement de la place du
producteur agricole ». Et de conclure « nous ne pouvons plus
accepter de n’être considérés que comme de vulgaires fournisseurs de matières
premières et des variables d’ajustement en terme de
prix ».
Des propos que n’auraint pas démentis
Dominique Barrau. Sur son exploitation, ne déclarait-il pas, il y a quelques
jours : « Nous sommes des chefs d’entreprise qui en ont marre de
donner leur production, il faut un syndicalisme qui permette à l’agriculteur de
garder sa liberté d’action, il ne doit pas être la variable d’ajustement entre
les industriels, la distribution et les consommateurs ».
Après dix ans à la tête de la FNSEA,
Jean-Michel Lemétayer a décidé de passer la main avant le terme de son mandat en
mars prochain pour permettre à son successeur de prendre ses marques.
Logiquement, le prochain conseil d’administration issu des élections syndicales
devrait confirmer le nouveau président.