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Toutes les productions sur le front
Au nom du pouvoir d’achat, le
gouvernement a fait voter, en juillet 2008, la loi de modernisation économique.
Cette loi dite Lme
donne à la grande distribution un pouvoir de
négociation encore plus puissant. Les centrales d’achat n’ont même plus besoin
de justifier précisément les contreparties financières qu’elles extorquent
auprès de leurs fournisseurs. Cet «article toxique» de la Lme
empoisonne les relations au sein de la filière. La
seule façon de sortir par le haut de cette impasse est d’exiger que
l’observatoire des marges, promis par Michel Barnier, soit effectif. Si
les prix de revient et de vente de nos produits sont transparents, c’est
moins le cas pour les marges de la distribution. Nous retrouverons de l’équité
dans la répartition de la valeur ajoutée en dénonçant le hold-up que les
distributeurs imposent tous les jours un peu plus. Plutôt que de casser les
outils de l’interprofession laitière, la direction de la concurrence et de la
répression des fraudes doit être le gendarme des pratiques de la distribution.
La Dgccrf
doit donner les informations nécessaires à
l’observatoire des marges pour aboutir enfin à stopper le racket des
Gms. Nous redonner
une part légitime de la valeur ajoutée de nos filière ne pénalisera jamais le
consommateur. Nous devons affirmer qu’il est vain de vouloir aller chercher du
pouvoir d’achat en écrasant les prix à la production. C’est une voie sans issue.
Nous devons dénoncer la démagogie de ce discours porté par le gouvernement. Il
en va de même du dogme environnementaliste. Nos responsables politiques
s’engouffrent une nouvelle fois sur le chemin ouvert par le scrutin européen.
Mais nous devons rappeler que chaque contrainte nouvelle que nous impose le
législateur français ou européen est une perte de compétitivité pour nos fermes.
Ces parts de marché perdues sont reprises par des acteurs du marché mondial qui
arrivent dans nos assiettes, sans traçabilité et sans les garanties demandées à
l’agriculteur français. Ce n’est pas acceptable, ni de la part des producteurs,
ni de la part des consommateurs qui sont
leurrés. |
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