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    Communiqués / 2009
 
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Toutes les productions sur le front

 

Au nom du pouvoir d’achat, le gouvernement a fait voter, en juillet 2008, la loi de modernisation économique. Cette loi dite Lme donne à la grande distribution un pouvoir de négociation encore plus puissant. Les centrales d’achat n’ont même plus besoin de justifier précisément les  contreparties financières qu’elles extorquent auprès de leurs fournisseurs. Cet «article toxique» de la Lme empoisonne les relations au sein de la filière. La seule façon de sortir par le haut de cette impasse est d’exiger que l’observatoire des marges, promis par Michel Barnier, soit effectif. Si les  prix de revient et de vente de nos produits sont transparents, c’est moins le cas pour les marges de la distribution. Nous retrouverons de l’équité dans la répartition de la valeur ajoutée en dénonçant le hold-up que les distributeurs imposent tous les jours un peu plus. Plutôt que de casser les outils de l’interprofession laitière, la direction de la concurrence et de la répression des fraudes doit être le gendarme des pratiques de la distribution. La Dgccrf doit donner les informations nécessaires à l’observatoire des marges pour aboutir enfin à stopper le racket des Gms. Nous redonner une part légitime de la valeur ajoutée de nos filière ne pénalisera jamais le consommateur. Nous devons affirmer qu’il est vain de vouloir aller chercher du pouvoir d’achat en écrasant les prix à la production. C’est une voie sans issue. Nous devons dénoncer la démagogie de ce discours porté par le gouvernement. Il en va de même du dogme environnementaliste. Nos responsables politiques s’engouffrent une nouvelle fois sur le chemin ouvert par le scrutin européen. Mais nous devons rappeler que chaque contrainte nouvelle que nous impose le législateur français ou européen est une perte de compétitivité pour nos fermes. Ces parts de marché perdues sont reprises par des acteurs du marché mondial qui arrivent dans nos assiettes, sans traçabilité et sans les garanties demandées à l’agriculteur français. Ce n’est pas acceptable, ni de la part des producteurs, ni de la part des consommateurs qui sont leurrés.

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