Sangliers
Le tir de nuit autorisé en Moselle
La force de conviction de la Fdsea de la Moselle vient de payer dans le dossier des dégâts de sangliers. Le préfet vient d’autoriser le tir de nuit avec source lumineuse par le titulaire du droit de chasse.
La Fdsea avait fait de cette demande une de ses priorités dans le difficile dossier des dégâts de sangliers. «Nous sommes convaincus que cette demande était légitime», explique Michel Zimmermann, secrétaire général adjoint de la Fdsea, «nous avons maintenant un outil efficace de protection des cultures contre ce nuisible». D’autres demandes sont poussées par la profession explique le responsable du dossier chasse à la Fdsea. «Une partie des attentes figure dans la nouvelle mouture du schéma cynégétique que nous venons de négocier et du chemin reste à faire». Cependant, l’autorisation du tir de nuit avec source lumineuse est un pas en avant dans le sens de la protection des cultures.
Un cadre rigoureux
L’arrêté signé le 13 juillet décrit le cadre dans lequel cette mesure s’applique en Moselle uniquement. Le tir du sanglier avec source lumineuse est autorisé, de nuit, sur les surfaces agricoles exploitées et déclarées à la Pac, exclusion faite de tous les autres milieux.
Le seul mode de tir autorisé est l’affût, à poste fixe surélevé (type mirador), dont la hauteur au plancher est supérieure à deux mètres. Le texte précise que tout déplacement de nuit doit se faire avec l’arme déchargée dans la housse.
En 2011, la période d’autorisation court depuis le 15 juillet et ce jusqu’au 30 octobre inclus. «Nous avons particulièrement insisté auprès de Monsieur le Préfet sur le caractère urgent de ce dispositif», précise Michel Zimmermann, «l’état d’avancement des cultures nécessitait d’avancer la date initialement prévue au 15 août».
Le détenteur du droit de chasse, sous la responsabilité duquel se déroulent ces opérations, devra déclarer, par écrit, au Maire de la commune sur laquelle se trouve le territoire de chasse, son intention de réaliser des tirs de nuit à l’aide d’une source lumineuse.
Il doit aussi avertir le service départemental de l’Oncfs. En fin de saison de chasse, il est rendu compte dans l’enquête cynégétique annuelle, du nombre de sangliers tués en application de ce dispositif.

Pour éviter de tels dégats, les agriculteurs doivent sensibiliser les adjudicataires afin qu'ils mettent en oeuvre cette nouvelle mesure de protection des cultures.